L’heure du blogue

Tranches de vie et autres commentaires

Pour revenir sur la mort de Michael Jackson

Je n’ai jamais été un fan convaincu de Michael Jackson. Pas que je n’aime pas ses chansons. Peut-être seulement qu’il n’a pas touché ma génération autant que celle qui m’a précédé. Je n’ai jamais douté de la popularité du roi de la pop, mais j’avoue que j’ai quand même été fortement impressionné par tout ce qui a suivi sa mort le 25 juin dernier.

Il y avait quelque chose d’irréel à voir des dizaines de milliers de personnes se rassembler non seulement à des endroits clés (sur l’étoile du chanteur sur Hollywood boulevard, à son ranch de Neverland, etc.), mais aussi partout à travers le monde. C’était assez particulier de voir des Anglais, des Japonais, des Russes, des Allemands pleurer la mort de Michael Jackson. C’est sans parler de ces fans finis qui ont parcouru des milliers de kilomètres pour retourner sur les traces du roi de la pop ou tout simplement pour se rendre à Los Angeles pour tourner une page d’histoire. Ces gens prêts à faire la file pendant quelques heures pour signer la muraille en hommage à Michael Jackson devant le Staples Center.

Il y a aussi cette affluence monstre sur le web. Ces ventes de disques compacts qui ont augmenté de façon fulgurante d’un jour à l’autre. Comme si chacun voulait se souvenir du chanteur à sa façon. Parlant de souvenir, la plupart des gens semblent avoir effacé de leur mémoire les mauvais souvenirs de la vie mouvementée de Michael Jackson pour n’en garder que les meilleurs. Les épisodes peu glorieux ont fait place aux bons mots et aux meilleurs moments de sa vie.

La cérémonie en hommage au roi de la pop au Staples Center l’a bien démontré: plus d’un million et demi de personnes se sont inscrites dans le but d’avoir leur place à ce spectacle historique marqué par d’émouvants témoignages et des hommages musicaux très bien réussis. Je n’ai jamais suivi la vie de Michael Jackson avec attention, mais j’ai été rivé à mon téléviseur pendant les deux heures qu’a duré cette cérémonie. Depuis ce temps, je me surprends à écouter le roi de la pop en boucle…

Vendredi, 10 juillet 2009 Posté par Moi | Actualité | | Un commentaire

On fête le 25e en grand

Lorsque j’ai vu le nouveau spectacle du Cirque du Soleil, OVO, en répétition générale la semaine passée, j’ai apprécié, sans être à 100% convaincu de ce que je venais de voir. J’ai eu beau chercher, je ne savais pas trop ce qui clochait. Manque de rythme dans le déroulement général? Trop de numéros de clowns? Comme je savais que je retournais voir le spectacle hier soir, je me suis donné une deuxième chance d’apprécier encore plus et je n’ai vraiment pas été déçu.

Image: Cirque du Soleil

Image: Cirque du Soleil

Hier soir, j’ai redécouvert OVO, ce monde des insectes qui a été mis en scène par Deborah Colker. Je l’ai vu d’un tout autre oeil, au point que je considère maintenant qu’il s’agit d’un merveilleux spectacle pour souligner le 25e anniversaire du Cirque du Soleil. OVO est tout sauf ennuyant. Un spectacle plus que joyeux avec ses costumes aux couleurs éclatantes, avec sa musique entraînante qui fait taper du pied, claquer des mains… Avec ses personnages qui ne manqueront pas de vous faire rire. Et que dire de la finale? Cette chorégraphie suffit, à elle seule, à vous donner le goût de retourner voir le spectacle (dans mon cas, une troisième fois). Je rêve déjà du jour où le CD sera en vente; en espérant que la chanson de la finale s’y retrouve.

Le spectacle offre aussi des performances à couper le souffle.Le numéro d’antipodisme, qui commence le spectacle et qui met en vedette six jeunes Chinoises, est impressionnant à voir et donne le ton à la soirée. Un numéro de funambule sur une corde qui n’est pas tendue nous en met aussi véritablement plein la vue. C’est d’ailleurs cet artiste, en particulier, qui a été couvert d’applaudissements à la fin du spectacle. Finalement, le numéro de trampoline, de power track et de mur, conclut très bien ce nouveau bébé du Cirque du Soleil. Un spectacle à voir et à revoir pour le simple plaisir des yeux, des oreilles, mais aussi pour le coeur qui s’arrête parfois de battre pendant quelques secondes en voyant les artistes prendre de grands risques.

Dimanche, 3 mai 2009 Posté par Moi | Actualité | | Un commentaire

Retour à la réalité

Comme toute bonne chose à une fin, je suis rentré la nuit dernière de sept jours dans un four bien au chaud en République Dominicaine. Dur retour à la réalité. Au travail surtout. Après m’être reposé en me laissant bordé par le bruit des vagues qui venaient s’écraser sur la plage dorée de Punta Cana dans un endroit plutôt paradisiaque. Chambre d’hôtel avec vue sur la mer. Aucun cadran. Cocktails à volonté. De la bonne bouffe.

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Pour le jour de mon anniversaire, nous sommes allé faire une excursion dans la banlieue dominicaine… et quelle journée! Nous avons commencé la journée en visitant un superbe ranch où nous avons fait une courte ballade à cheval (une première dans mon cas), avant de se rendre dans une plantation de tabac. Le type de l’endroit fabriquait des cigares devant nous avant de faire goûter les multiples saveurs à qui en voulait. À notre arrivée à cet endroit, une dizaine d’enfants dominicains, de l’autre côté d’une clôture de barbelé, qui attendaient patiemment dans l’espoir qu’un touriste leur offre quelque chose. Fallait les voir se lancer lorsque l’une des passagères de notre autobus a sorti une peluche de son sac. Ça démontre assez bien toute la pauvreté de ce peuple qui n’a pas les mêmes chances que nous.

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Après le tabac, nous nous sommes tous dirigés vers une plantation de canne à sucre. Le guide explique en quelques minutes l’histoire des champs, pendant que le chauffeur épluche une branche pour nous faire goûter. Distribution d’alcool et on reprend le chemin,ayant des airs de Bagdad ou de Kandahar, pour aller manger au sommet d’une magnifique montagne remplie de verdure. De toute beauté. Nous avons ensuite passé la majeure partie de l’après-midi chez Christian, qui est sans aucun doute l’inspiration du célèbre capitaine Jack Sparrow: jean troué, chemise détachée montrant un torse nu, machette à la taille, accent franco-espagnol… et probablement le seul homme que je connaisse qui se permette d’appeler toutes les femmes «poupée» ou «princesse».

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L’homme a toutefois un sacré domaine… Petite maison sans électricité, mais un merveilleux terrain avec: cacao, café, pamplemousse rose, pamplemousse blanc, ananas, mangues, etc. Il nous a justement fait goûter ses fruits qu’il a délicatement coupés d’un coup de machette. Des fruits comme on en trouvera jamais au Québec. Frais. Goûteux. Juteux à souhait. Une expérience sensorielle. Christian vend du cacao et du café 100% biologique qu’il fait chez lui à l’ancienne méthode. Un détour qui en vaut la peine.

La journée se termine finalement par une brève baignade à une plage publique de Macao; une petite ville qui n’a pas encore été envahie par les gigantesques complexes hôteliers. Ça ne devrait toutefois pas tarder, compte tenu de la beauté de l’endroit.

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Une journée qui en vaut pleinement la peine… À essayer si jamais vous passer par là.

Lundi, 20 avril 2009 Posté par Moi | Voyage | | Pas encore de commentaires

Des moyens de pression qui dérangent

C’est un air de déjà vu qui secoue l’UQÀM depuis plusieurs jours. Après la grève des étudiants, qui avait forcé le prolongement de la session pour certaines personnes en 2005, c’est maintenant au tour des professeurs de foutre le bordel. Oui, les professeurs sont dans leur droit de déclencher une grève. Les étudiants, par contre, ne sont pas dans l’obligation de respecter les piquets de grève, car les chargés de cours, qui continuent quand même à enseigner, ne sont pas des scabs. Et, soyons honnête, qui a vraiment le goût de voir sa session prolongée?

Comme le dévoilait le site RueFrontenac.com, certains étudiants commencent à se rassembler pour protester contre la grève des professeurs. Parce que certains ont un stage prévu dès la fin de la session (comme c’était mon cas en 2005) ou d’autres qui ont simplement acheté des billets d’avion pour quitter le Québec dans les jours suivants la fin des examens. C’est notamment le cas d’une collègue de travail à moi qui prévoyait partir un ou deux jours après la fin de sa session. Que vont faire ces gens là?

Au prix que payent les étudiants, il me semble qu’ils auraient au moins droit à leur cours et à ce que leurs travaux soient corrigés dans les délais prévus au calendrier scolaire. Ça serait la moindre des chose. En 2005, certains professeurs avaient dit: «Ce n’est pas notre problème si vou avez fait la grève!». Cette fois, c’est au tour des étudiants de dire la même chose et de revendiquer ce qui leur est dû.

Vendredi, 27 mars 2009 Posté par Moi | Actualité | | Pas encore de commentaires

Acheter les scabs

Ça fait déjà un bon moment que plus de 250 employés du Journal de Montréal ont été mis en lock-out par la compagnie et les choses sont encore loin de vouloir se régler. Il y a quelques semaines, je feuilletais le Journal au travail et je me suis rendu compte d’une chose qui m’a intrigué au plus au point. J’ai constaté qu’une journaliste des Arts et spectacles écrivait toujours, malgré le conflit de travail…

Je me suis renseigné. Je me suis dit qu’elle avait peut-être été nommée cadre avant le début du lock-out. Et bien non. Cette journaliste a accepté d’être achetée. Elle a renoncé à d’importants principes éthiques et de solidarité. Elle porte maintenant le titre de correspondante à New York pour Sun Media. Cette jeune femme a laissé tomber ses collègues pour un appartement payé à New York, parmi les vedettes.

Je peux comprendre la logique. C’est une belle expérience pour une jeune journaliste. Est-ce que je l’approuve pour autant? Du tout. En fait, je trouve même ça lâche un peu. Cheap. Autant de la direction du Journal que de la journaliste en question.

Dimanche, 22 mars 2009 Posté par Moi | Actualité | | Pas encore de commentaires

Provocation policière

C’est la même chose chaque année, la manifestation contre la brutalité policière à Montréal a une fois de plus tournée au vinaigre en fin de semaine dernière. C’est tellement prévisible que les journalistes se présentent en grand nombre, car ils savent qu’ils pourront se mettre des images chocs sous le dent.

Habituellement, on dit que ce n’est qu’une minorité de personnes qui fait le trouble dans une manifestation. Dans le cas du rassemblement contre la brutalité policière, c’est tout le contraire. C’est à croire que cette manifestation n’est, en fait, qu’un rassemblement de personnes mécontentes pour diverses raisons et qui profitent de l’occasion pour se défouler. Comme si la brutalité policière n’était qu’un simple prétexte à toute cette casse.

On ne viendra jamais me faire croire que ces gens manifestent dans un but pacifique. La plupart se présente avec des armes (couteau, marteau, bâton de baseball, etc.), de la peinture et, cette année, des fruits et des légumes avariés. La cause des manifestants serait beaucoup plus crédible s’ils faisaient valoir leur point de vue dans le calme.  Pas fort!

Mercredi, 18 mars 2009 Posté par Moi | Actualité | | Pas encore de commentaires

Question douteuse

Appel chez Telus mobilité:

«Bonjour, je voudrais savoir si mon BlackBerry fonctionne en République Dominicaine?

- C’est dans quel pays ça déjà, la République Dominicaine?»

Eeeeeee…….

Mercredi, 11 mars 2009 Posté par Moi | Mon quotidien | | Pas encore de commentaires

Quand votre étoile s’éteint

Ça fait déjà une semaine que le comédien Jean-François Harrisson a été arrêté et je n’avais pas encore écrit sur le sujet. À force d’en entendre parler à tous les jours, je succombe!

L’arrestation de Harrisson a littéralement créé une commotion dans le monde artistique, mais surtout au sein de son public: les jeunes. Le jour où la police est allé cueillir le comédien chez lui pour l’accusé de possession et de distribution de pornographie juvénile, des dizaines de jeunes ont vu leur étoile s’éteindre. Fini le nuage. Fini l’image du bon gars qui aime les enfants. En fait, il semble qu’il les aime peut-être trop…

Sans remettre en cause le présomption d’innocence, un principe fondamental de notre système de justice, j’ai de la difficulté à comprendre ceux qui donnent leur appui à Jean-François Harrisson. Même si on aime la personne, on ne peut pas cautionner de tels gestes. Soyons clairs, ceux qui affirment que cette affaire relève de la vie privée sont complètement dans le champ. Lorsque tu es une personnalité publique, tu dois te comporter comme tel, avec toutes les responsabilités que cela implique. On ne parle pas d’un vol à l’étalage. Ce sont de graves chefs d’accusation.

Qu’adviendra-t-il de Jean-François Harrisson s’il est déclaré coupable? Sa carrière sera assurément terminée. En matière de crimes concernant des enfants, les Québécois n’oublient pas vite. Comme l’affaire Cloutier-Simard est encore fraîche dans notre mémoire. C’est dommage à dire, mais même s’il est non coupable, Harrisson aura sûrement de la difficulté à trouver d’autres contrats. Parce qu’un doute persistera toujours dans la tête de plusieurs personnes. Parce que l’étiquette sera toujours collé, pas très loin. La vie de célébrité est parfois cruelle… C’est fou comme une étoile peut s’éteindre rapidement.

Mercredi, 11 mars 2009 Posté par Moi | Actualité | | Pas encore de commentaires

Couper l’essentiel

L’administration de la Ville de Montréal a décidé de couper les vivres à la Société de transport de Montréal. Ralentissement économique oblige, 40 millions de dollars sont amputés de son budget cette année. Je suis d’accord pour dire qu’il n’y a pas de domaine idéal dans lequel faire des compressions mais, soyons honnêtes, s’il y avait une place à ne pas toucher, c’était bien les transports en commun.

La STM passe son temps à cogner à la porte des gouvernements pour quêter quelques milliers de dollars dans le but de boucler son budget. De plus, la STM augmente ses tarifs chaque année sans améliorer son service de façon suffisante. Avec 40 millions en moins, je n’ose même pas envisager la suite… Québec et Ottawa refuseront sans doute de contribuer plus qu’ils ne le font déjà face à une administration municipale qui coupe comme bon lui semble dans un service essentiel qu’utilise une large partie de la population de Montréal, mais aussi de la grande région métropolitaine. Encore une fois, ce sont les clients de la STM qui devront payer la note. Combien la CAM se vendra-t-elle en janvier 2010? 72 dollars? 74? J’ai déjà mal à la tête. Plusieurs clients claqueront alors la porte en voyant que ce sont eux qui doivent payer pour la décision du maire de Montréal.

Ce qui est triste au sujet du transport en commun, c’est que chaque personne s’entend pour dire qu’il doit être plus utilisé, et surtout plus financé, mais que chacune de ces personnes se renvoit la balle quand vient le temps de payer.

Samedi, 7 mars 2009 Posté par Moi | Actualité | | Pas encore de commentaires

La folie du maire Labeaume

J’ai souvent trouvé que le maire de Québec, Régis Labeaume, avait le don de tomber dans l’excès, mais là… Too much! C’est parfois à se demander à quoi pense le maire avant de faire ses coups d’éclat. Cette fois, il invite ses concitoyens à répondre à l’appel des radios de la Vieille-Capitale qui demandent à leurs auditeurs d’acheter des caisses et des caisses de Red Bull pour tenter de convaincre la compagnie de laisser le Red Bull Crashed Ice à Québec, malgré les critiques de certaines personnes qui circulent depuis plusieurs semaines.

C’est complètement irresponsable, stupide et sans aucune logique. Pourquoi ne pas inciter les gens à aller acheter des Big Mac un coup parti?

Monsieur le maire, vous avez fait une grave erreur et ce n’est pourtant pas la première…

Mardi, 3 mars 2009 Posté par Moi | Actualité | | Pas encore de commentaires